Ou deux têtes rebelles pour une identité, deux stylos pour une feuille…

Il était une fois (qui est un truc littéraire très efficace pour accrocher par les cheveux le lectorat anglophone, dit-on dans les salles de cours : qu’en pensez-vous ?) un apart’ d’HLM sur le bord de la Manche et des champs de blé à perte de vue où s’entassait une famille de 5 gosses et 2 parents. Tout ce qu’il y a de pas dévergondé, si ce n’est que la maman est née dans une ferme aux allures de zoo tranquille, le papa est menuisier converti au batiment et une grande soeur très surorganisée, moi, 3 petites soeurs paquerettes mélées aux mèches blondes autant complémentaires que compétitives.

C’est un vrai carrefour cosmopolite que cette petite cage à lapins, qui a forgé de vrais petits monstres usant les bottes de sept lieux à qui mieux mieux ! (Pour ne pas dire de lapins crétins car c’est du plagiat et une marque associée. Mais vous voyez l’image, n’est-ce pas ?) La Mé inculque l’art et la manière de vivre dans un carré de gazon, le Pé assomme à coup de pavés littéraire le gout et la fantaisie de la lecture en nous, les Poulots (enfants en normand) qui abordent tout le train-train de la vie avec… bah, oui, comme tout l’monde, à la défilade (à la queue leu leu.)

Donc je fus un vrai goinfre en lecture quand j’étais enfant, un livre par semaine, lu épi par épi, mais en général trois ou sept livres étaient entamés en même temps, jusqu’à aller emprunter ceux de mes soeurs qu’elles étaient en train de lire, même pour deux heures ou deux minutes, nous refilant ce (baby book) à tour de rôle.

Un jet de pierre plus loin dans le pré, l’écriture de fiction ou poème – mes premiers essais – ne fut mais jamais bien loin avec des échecs mémorables comme réussir à tenir un journal intime – truc de fille – pendant plus d’une semaine, jamais de façon régulière ; avec des victoires re-mémorables comme la construction d’un quotidien/hebdomadaire familiale sous l’impulsion de ma soeur III avec dessins au trait et photos à l’appui.

Et, malgré ayant reçu des notes misérables en cours de composition française, et je ne dis rien des compositions anglaises, je me lance aujourd’hui – enfin il y a trois ou deux ans – à être un régulier et studieux blogueur de fiction et de lecture en français et en anglais, voire en borogymes (pas sûr de l’orthographe…)

J’ai la chance d’avoir des soeurs, 4 au total, pour ceux qui ne suivent pas, chacune avec des personnalités fortes, avec lesquelles je partage autant le goût de la lecture que les disputes… 😛 Alors on mélange tout, un vrai mixer, et on crée un monde qu’on alimente au compte-goutte, surtout pas régulièrement 😛 Oui, un instant plus tôt, j’ai initialisé une ponctualité du tonnerre mais… Vous savez, un gars qui cherche à voyager vers trois villes (Tokyo, New-York, Istanbul) (pour les petits curieux) simultanément est toujours dans un train en retard, non ?

Un effet de voyage temporel avec l’ambition de contrôler à la cravache le monde par des mots à l’arrache et surtout cosmopolitains ! Hin, hin, hin…

Les mots une histoire d’Olivia avec les mots suivants :
dévergonder – fantaisie – rebelle – mèche – cheveux – épi – blé – pré – pâquerette – gazon – botte – cravache

Additionné du Qui suis-je ? Que bloggué-je ? de WP que je tente d’apprivoiser pour y faire de l’anglais (1) donne ce texte de présentation.

Et la consigne… ah que nan ! n’y a rien y faire ici ! crédieu !

(1) la version “in English” est en cours : mon dico arrive sous peu…

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