Edinburg, nous voilà !

Londres jusqu’à Edinburg traîne 8 heures de route, c’est long. Asphalte britannique qu’il faut dérouler sans tarder pour entendre les pépiements écossais.
Sont-ils différents de par chez nous, les normands ?
En tous cas, le climat ne sera pas trop dépaysant, quoique plus dur et humide : plus âpre et moins salé.

Le voyage en autocar, de nuit, les fesses vissées sur des fauteuils raides ne m’enchante guère. Je suis d’avis d’un trajet par train où les occasions de se dégourdir les pattes sont nombreuses.
Le timing est serré !

C’est alors que l’agent au guichet à King’s Cross (thank you, Mister Smith, if you read this text by chance ! ) a eu l’amabilité de nous désigner un autocar de nuit… en couchette – en allongé !
Megabus, 3 lignes, low-cost, 12 £.
Le départ fixé à la nuit, on nous place dans des couchettes au second étage du double-decker (malheureusement presque rouge mais bordeaux profond), la tête vers l’arrière du car. A ma question, comme le bon sens l’indique,s’il y a un choc, ce sont les pattes qui l’amortiront. Le chauffeur, à notre dégaine française, nous indiqua aimablement – entraîné dans la chaleureuse discussion que nous avons pourvue – que notre France refuse ce genre de locomotion car la ceinture de sécurité qui enserre toutes les tailles de guêpe des belles endormies ne serait pas efficace lors du choc. C’est de bonne augure, tout ça, non ?
Une distribution d’eau après, moi, je m’endors, bercé par la vitesse du car, le roulis des vagues, le bruissement des voiles et l’amère sensation que cette mer n’est pas la bonne vieille mer que je connais. La traversée ne sera pas une paire de manche si je ne m’endors pas quickly…

Le petit matin bruineux, une maigre imitation de notre crachin cauchois, voilant le soleil – ou bien est-ce son joli jeu pour touristes ? Tiens, y’r’pleut ! Pour changer… bin voui.

Edinburg, nous sommes là !

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