Une affaire m’amena près du Père Lachaise. Le temps m’amena à Toussaint.
Un détour s’imposait. De si grandes allées avec d’aussi beaux arbres et ces tombes comme autant d’habitations ! Une prière aussi. Pour des morts que je ne connais pas ni n’aurai un jour soupconné que je rendrerais visite.
Une ville dont les habitants sont que poussière et pourtant visité comme un lieu de tourisme. C’ est peut-être ca qui m’a quelque peu attristé. De l’agitation pour un monde de silence cimenté. De l’histoire, oui, et tres belle, et tres implicante, de celle que les livres reprennent le refrain. De celles aussi personnelles qui construisent une vie.
Une randonnée. Un musée. Voilà ce qu’est le Père Lachaise.
Un cimetière parfois, quand Toussaint est de la partie. Alors des personnes viennent planter, herboriser, fleurir les tombes qui prennent des allures de jardin sous le tiède soleil d’hiver.
Il n’y a que leur pierre grise de temps et d’usure qui leur assurent d’être encore sur pied pour longtemps.
Sur le chemin du retour sous les branches au feuillage olive volètent un paon du jour allant vers sa demeure terrestre, les pans de mon imper noir et un étrange oiseau aux ailes bleues turquoises qui passe de branche en branche.
“C’est une belle journée d’octobre, dit une voix enraillée et douce à la fois, quelque part tout proche, une fumée de cigarette sifflottant dans l’air.”

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