(C) photo de Julien Ribot durant l’atelier de Leiloona “une photo, quelques mots” #253 je crois.

  

  
“Oh, l’autre ! Regardez-le comment il est ! Avec son air malheureux, tête baissée… Je vous le dis, moi, que cette affaire-là est louche. Qu’y a-t-il dans l’esprit ? Cette position ne me dis rien qui vaille ! On utilise l’empathie comme stratagème, on s’approche et on tend son cou, euh, je veux dire, son épaule pour consoler et puis bam ! Le coup de grâce ! Et épaule, vaille que vaille, emportant le trophée ! On va y laisser des plumes, je vous le dis, moi… Le courant est trop fort pour se tromper.

– Mais qu’est-ce tu peux y faire, toi ? A part dire des mots inutiles…

– Oh, zut, ne casse pas mon effet !

– Ce ne sont qu’un bête homme malheureux et un bête cygne qui nageotte. Et, qu’une bête écervellée de mouette !

– Au moins, je m’occupe, moi ! Peuh ! Allez, je me tire ; allez, hop, en une pirouette, un looping, je serai près d’eux et je pourrais raconter une histoire vraie !”

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