Cela fait si longtemps que je n’ai écris sur mes lectures que cela me fait tout drôle de reprendre. Cela dit, je reste zen au fond ; peut-être est-ce du à ce roman d’Elif Şafak, Soufi, mon amour, dont la lecture m’a donné l’impression de faire un voyage hors de mon monde réel.

Ainsi le roman raconte l’histoire d’une femme d’âge moyen, au foyer moyen et communément heureux, qui commence la lecture d’un roman qui raconte l’histoire d’un derviche voyageant dans le monde de l’an 1242 environ. Chacun d’entre eux cherchant l’amour, au sein d’un nouveau compagnon.

Physiquement, chaque chapitre est déservit selon le nombre de personnage et selon ce qu’ils ont à exprimer ; ainsi chaque personnage, même le moindre qui ne fait que passer tel un figurant dans un décor exotique, est aussi important que le lecteur.  Et nos deux amis cités expriment, pour l’une, son caractère et son mode vie, très terre à terre, sans envolée spirituelle, ou bien réprimée pour se parfaire dans son monde à elle ; pour l’autre sa quête du divin et les principes qui régient librement sa vie, sans attaches au matériel ou bien en soulignant l’importance de l’être.

Ma lecture m’a créé une bulle où penser librement a été si libre, si facile, malgré les règles mises en place et la quête du divin qui aurait pu se transformer en un dogme hautain. Une bulle où la modération règnait dans tout son éclat.

Une lecture, à coup sûr, juste pour sentir l’air qui s’y envole.

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